Au fil des mois, vous vous êtes posés énormément de questions concernant votre rôle et votre place en entreprise. Mais à terme, vous avez décidé de vous réorienter et ne pouvez plus honorer votre CDI. Dès lors, plusieurs options s’offrent à vous, au premier rang desquelles, la démission ou la rupture conventionnelle. En tous les cas, sachez que ce genre de procédure est encadré par la législation et qu’il convient de se renseigner en amont de manière à partir dans de bonnes conditions.
Le cas d’une rupture conventionnelle
Si vous souhaitez quitter l’entreprise qui vous emploie en CDI, la meilleure option reste certainement la rupture conventionnelle. En effet, elle permet de mettre fin au contrat à l’amiable et vous offre la possibilité de percevoir des indemnités chômage. Toutefois, c’est une procédure très encadrée par la loi et il faut donc respecter sa mise en place afin qu’elle soit conforme au code du travail. Premièrement, il s’agit d’une rupture à l’amiable entre employeurs et employé. Deuxièmement, elle permet de mettre fin rapidement et n’est pas soumise à une période de préavis. Enfin, sachez qu’elle vous permet également de percevoir des indemnités de congés payés restantes, en accord, évidemment, avec l’employeur qui peut également vous demander de prendre vos congés avant de rompre votre contrat.
Le cas d’une démission
Dans le cadre d’une démission, c’est légèrement différent. En effet, c’est à vous d’écrire une lettre conforme à la législation et à remettre en main propre à l’employeur. Si toutefois vous avez des difficultés, un site spécialisé vous propose des exemples de lettre de démission déjà remplis. Toutefois, ce n’est pas la meilleure solution dans la mesure où c’est une option qui n’ouvre pas à une demande de droit aux allocations chômage. Alors si vous avez déjà une idée bien aboutie du projet à venir, cela peut se justifier mais dans d’autres cas, il vaudra mieux privilégier la rupture conventionnelle voir, un abandon de poste.
Mise à jour 2026 : la rupture conventionnelle davantage encadrée par les pouvoirs publics
Depuis plusieurs années, la rupture conventionnelle connaît un succès constant en France. Selon les données de la Dares, plus de 500 000 ruptures conventionnelles sont homologuées chaque année, un niveau historiquement élevé. Face à cette progression, le gouvernement et plusieurs partenaires sociaux s’interrogent sur son utilisation, notamment dans certains secteurs où elle tend parfois à remplacer des licenciements économiques ou des démissions.
En 2025 et 2026, plusieurs pistes de réforme ont été évoquées afin de mieux encadrer le dispositif. Les débats portent notamment sur un renforcement des contrôles administratifs, une lutte accrue contre les ruptures jugées abusives ainsi que sur le coût du dispositif pour l’assurance chômage. À ce stade, aucune remise en cause fondamentale de la rupture conventionnelle n’a été adoptée, mais les entreprises comme les salariés doivent rester attentifs aux évolutions législatives à venir.
Pour les salariés, le principe reste donc inchangé en 2026 : la rupture conventionnelle demeure un accord amiable permettant de quitter son entreprise tout en bénéficiant, sous conditions, de l’assurance chômage. Toutefois, les formalités et les vérifications pourraient être renforcées dans les prochaines années afin de limiter certains détournements du dispositif.
Cela permet d’actualiser un article de 2019 sans annoncer de réforme déjà votée alors qu’il s’agit surtout de pistes et de discussions à ce stade.
Dernière modification le 30 mai 2026 par Benoit