Portage salarial ou Freelance : Bien Faire son Choix

2 mai 2025

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Sommaire de l'article

Le portage salarial et le freelancing représentent deux voies différentes pour exercer une activité indépendante, chacune avec ses avantages et ses contraintes spécifiques. Le portage salarial offre un cadre sécurisant avec une protection sociale complète et une gestion administrative simplifiée, en contrepartie de frais de gestion. Le freelancing, quant à lui, permet d’exercer une activité indépendante sous différents statuts qui impacteront directement l’étendue des obligations administratives et comptables ou encore la couverture sociale de l’indépendant. On vous aide à faire le choix le plus adapté à votre situation !

 

 

En quoi consiste le portage salarial ?

Le fonctionnement du portage

Le portage salarial est un dispositif hybride qui permet à un professionnel de travailler en toute autonomie comme un freelance classique tout en profitant des avantages du salariat via une société comme Jump par exemple.

Ce modèle fonctionne sur la base d’une relation contractuelle tripartite qui implique trois acteurs :

  • le salarié porté ;
  • l’entreprise de portage salarial ;
  • l’entreprise cliente.

Et en pratique comment cela fonctionne-il concrètement ?

Le salarié porté doit d’abord trouver sa première mission. Contrairement au salariat traditionnel, l’entreprise de portage n’est pas tenue de fournir du travail au salarié porté. Ce dernier doit être capable de rechercher et de négocier lui-même ses missions auprès d’entreprises clientes.

Après avoir choisi sa société de portage, le consultant sélectionne ensuite le type de contrat de travail qui le liera à cette entreprise. Il peut s’agir d’un contrat à durée déterminée (CDD) ou d’un contrat à durée indéterminée (CDI).

Une fois le contrat établi entre le consultant et l’entreprise de portage, un contrat commercial est conclu entre l’entreprise de portage et l’entreprise cliente.

Pendant l’exécution de sa mission, le consultant conserve son autonomie professionnelle.

L’entreprise de portage se charge ensuite de toutes les formalités administratives : elle facture la prestation à l’entreprise cliente, encaisse le paiement, calcule et verse les cotisations sociales, puis verse au consultant son salaire.

Les profils éligibles

Le portage salarial ne s’adresse pas à tous les profils professionnels.

Pour être éligible, un consultant doit disposer d’une expertise, d’une qualification et d’une autonomie lui permettant de rechercher ses clients et de négocier les conditions d’exécution de ses prestations. Plus précisément, le salarié porté doit avoir au minimum une qualification professionnelle de niveau 5 (Bac +2) ou justifier d’une expérience significative d’au moins trois ans dans le même secteur d’activité. Il doit également être capable de facturer un TJM minimum.

Par ailleurs, le portage salarial concerne principalement les métiers qui proposent des prestations intellectuelles. 

Exemples :

  • Les développeurs web et experts en technologies de l’information ;
  • Les data scientist ;
  • Les product manager ;
  • Les coachs ;
  • Les consultants en marketing digital ;
  • Les graphistes…

Il est important de noter que le portage salarial reste incompatible avec l’exercice de professions réglementées comme les avocats, les experts-comptables, médecins ou encore les métiers autour des services à la personne.

 

infographie-portage-salarial

 

Freelance, de quoi il retourne ?

Le principe du freelancing et la diversité de statuts juridiques

Le terme « freelance » désigne un travailleur indépendant (non salarié) qui exerce son activité professionnelle en toute autonomie en gérant l’intégralité de sa relation avec ses clients, de la prospection à la facturation. Il effectue des prestations de services ou commerciales selon la nature de son activité.

Pour exercer légalement son activité, le freelance doit choisir parmi plusieurs statuts juridiques avec des impacts fiscaux et sociaux différents.

Par exemple, le régime de la micro-entreprise est souvent privilégié pour se lancer en freelance en raison de sa simplicité administrative et comptable. Il comporte toutefois des limites : pas de déduction réelle des charges professionnelles (seulement un pourcentage), une protection sociale limitée, un plafond de chiffre d’affaires maximal…

Pour les freelances qui anticipent un développement plus important de leur activité, il est possible de se tourner vers la création d’une société unipersonnelle comme la SASU ou l’EURL.  Elles permettent notamment de déduire ses frais professionnels et d’optimiser ses revenus avec la possibilité de choisir entre l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés (sous conditions). En revanche, la gestion comptable est plus complexe qu’en micro-entreprise.

Comparatif des avantages et inconvénients du freelancing vs le portage salarial

Le choix entre le freelancing traditionnel et le portage salarial dépend largement des priorités personnelles et professionnelles de chacun.

En matière d’autonomie professionnelle, les deux options permettent de choisir librement ses missions et ses clients.

La différence la plus marquante concerne la protection sociale et la sécurité financière. Le salarié porté bénéficie de l’ensemble des avantages du régime général de la Sécurité sociale : assurance maladie complète, cotisations retraite, droits au chômage et prévoyance. Le freelance, quant à lui, dispose d’une couverture sociale généralement moins avantageuse, variable selon le statut juridique choisi, et ne bénéficie pas des allocations chômage en cas de cessation d’activité.

Sur le plan administratif, le portage salarial offre un confort indéniable puisque l’entreprise de portage prend en charge l’ensemble des démarches administratives, comptables et fiscales. Le freelance doit gérer lui-même ces aspects ou déléguer cette gestion à un expert-comptable, ce qui représente un coût et un investissement en temps supplémentaires.

En termes d’optimisation des revenus, les différents statuts ne proposent pas les mêmes avantages par exemple :

  • La SASU et l’EURL permettent de choisir entre l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés (sous conditions) ;
  • Le portage salarial, la SASU et l’EURL permettent de déduire ses frais professionnels au réel contrairement à la micro-entreprise (seulement un pourcentage) ;
  • Certaines sociétés de portage salarial comme Jump permettent à leurs salariés portés de lisser leur revenus sur plusieurs mois pour profiter du dispositif Fillon et ainsi maximiser leurs revenus nets.

Enfin, si vous avez un projet immobilier, il sera plus facile d’obtenir un prêt via le statut de salarié porté puisque vous bénéficiez d’un cadre juridique plus protecteur qu’un indépendant classique.

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