Le paysage de la formation professionnelle en France a connu des évolutions significatives en 2025, influençant directement les organismes de formation et les actions dédiées à la création d’entreprise. Ces changements, issus des récentes lois de finances et de financement de la Sécurité sociale, redéfinissent les modalités de financement et les obligations des acteurs concernés.
Instauration d’un seuil unique de franchise en base de TVA
Initialement prévue pour le 1ᵉʳ mars 2025, l’instauration d’un seuil unique de franchise en base de TVA fixé à 25 000 € de chiffre d’affaires a été suspendue jusqu’au 1ᵉʳ juin 2025. Cette décision fait suite à des consultations avec les fédérations professionnelles visant à adapter la mesure aux réalités du terrain. Ainsi, les organismes de formation doivent rester attentifs aux évolutions réglementaires pour anticiper les ajustements fiscaux nécessaires.
Augmentation de la participation forfaitaire pour le CPF
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la participation forfaitaire obligatoire pour les salariés utilisant leur Compte Personnel de Formation (CPF) a été revalorisée à 102,23 €, contre 100 € précédemment. Cette augmentation, indexée sur l’inflation, impacte directement le coût des formations, notamment celles liées à la création d’entreprise. Les organismes de formation doivent en informer leurs clients pour une transparence accrue.
Évolution de l’Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise (Acre)
L’Acre, qui offre une exonération temporaire de cotisations sociales en début d’activité, demeure un dispositif clé pour les entrepreneurs. Les micro-entrepreneurs bénéficient d’une exonération de 50 % sur leurs cotisations sociales jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant la date d’immatriculation. Il est recommandé d’effectuer la demande en début de trimestre civil pour maximiser la durée de l’exonération.
![]()
Nouvelles exigences de certification pour les formations à la création d’entreprise
Depuis le 16 février 2025, une réforme majeure impacte les actions de formation à la création et à la reprise d’entreprise. Désormais, seules les formations menant à une certification enregistrée au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) ou au Répertoire Spécifique (RS) sont éligibles au financement via le CPF. Cette mesure vise à renforcer la qualité des formations proposées et à assurer que les compétences acquises soient reconnues officiellement. Les organismes de formation doivent donc adapter leurs programmes en conséquence pour maintenir leur éligibilité au CPF.
Implications pour les organismes de formation
Ces réformes nécessitent une adaptation rapide des organismes de formation. La suspension de l’instauration du seuil unique de franchise en base de TVA jusqu’au 1ᵉʳ juin 2025 offre un délai supplémentaire pour ajuster les stratégies fiscales. Par ailleurs, la revalorisation de la participation forfaitaire pour le CPF doit être intégrée dans la communication avec les clients afin d’assurer une information complète et transparente. Enfin, l’obligation d’intégrer des certifications RNCP ou RS dans les formations à la création d’entreprise impose une révision des contenus pédagogiques et, le cas échéant, une démarche d’enregistrement de nouvelles certifications auprès des instances compétentes.
Perspectives pour les actions de formation en création d’entreprise
Les formateurs spécialisés dans la création d’entreprise doivent tenir compte de ces évolutions pour conseiller efficacement les porteurs de projet. La compréhension des nouvelles modalités de l’Acre et des implications fiscales liées à la TVA est essentielle pour accompagner les entrepreneurs dans le lancement de leur activité. De plus, l’intégration de certifications reconnues dans les parcours de formation devient un gage de qualité et de reconnaissance des compétences acquises, facilitant ainsi l’accès au financement via le CPF pour les apprenants.
En conclusion, les changements réglementaires entrés en vigueur en 2025 imposent aux organismes de formation et aux acteurs de la création d’entreprise une veille constante et une adaptation continue.
Sources officielles de l’article :