Le travail en freelance évolue et peut progressivement devenir le modèle de travail du 21e siècle. Il offre une grande flexibilité et une gestion plus personnelle de son calendrier. Un professionnel ne peut tout de même pas exercer cette liberté s’il n’est pas légalement reconnu. Alors sous quels statuts juridiques les freelances peuvent-ils exercer dans leur secteur d’activité ?
Le portage salarial
Le portage salarial est une alternative intéressante pour les freelances qui voudraient bénéficier des prérogatives du statut de salarié tout en demeurant indépendants. En effet, les avantages du portage salarial sont plus liés à un confort psychologique. C’est un système dans lequel le professionnel en freelance conclut un contrat de prestation avec un client et un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial. Cette dernière s’occupe alors de la facturation, des cotisations sociales et autres charges administratives que le freelance devrait gérer.
Cela permet à la personne de se dégager psychologiquement de la gestion administrative au profit de l’entreprise de portage salarial. Elle s’offre alors du temps qu’elle consacre uniquement à son activité sans manquer de bénéficier d’une protection sociale comme un salarié régulier.
Le statut de micro-entrepreneur
L’autoentrepreneur encore appelé micro-entrepreneur est un statut juridique simple pour un freelance. Il est très accessible à toutes les personnes qui débutent dans le freelancing. Dans ce statut juridique, on réduit les démarches administratives pour le micro-entrepreneur. C’est un modèle qui favorise le développement des petites entreprises. Sur le plan fiscal, tant que le micro-entrepreneur n’a pas encore 72 600 € de chiffre d’affaires pour ses prestations de service par an, il est exonéré de la TVA.
Du fait qu’il soit un micro-entrepreneur, le freelance peut cotiser à la sécurité sociale et bénéficier d’une protection minimale. Toutefois, il peut présenter des limites pour les freelances qui souhaitent développer leur activité au-delà du plafond de recettes sus-évoqué.
L’entreprise Individuelle
L’entreprise individuelle est aussi un statut juridique assez courant. Contrairement à l’autoentrepreneuriat, on ne limite pas le chiffre d’affaires au niveau de l’entreprise individuelle. Elle est donc une option avantageuse et très intéressante pour les freelances en grand essor.
L’absence de plafond de chiffre d’affaires en revanche ouvre sur les démarches administratives qui sont un peu plus complexes que le statut de micro-entrepreneur. De même, les freelances qui possèdent le statut juridique d’entreprise individuelle doivent s’acquitter de la TVA et des cotisations sociales.
Avec un tel statut juridique, le professionnel indépendant a une responsabilité illimitée, c’est-à-dire qu’il est également responsable sur ses biens propres en cas de dettes de l’entreprise. Plus précisément, s’il fait faillite, les créanciers peuvent saisir ses biens ou il peut les vendre pour compenser sa dette.
La société unipersonnelle
Pour les freelances qui souhaitent une structure plus évoluée, la création d’une société unipersonnelle telle qu’une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ou une SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est une option à explorer.
Ces statuts permettent de limiter la responsabilité financière de l’entrepreneur à ses apports, protégeant ainsi ses biens personnels. Cela offre également des perspectives de développement et de transformation de l’entreprise, comme le recrutement d’autres freelances ou l’entrée de partenaires. Toutefois, la gestion administrative est plus lourde ici et exige le respect de nombreuses formalités, notamment en matière de comptabilité.