Environnement : quelles solutions aujourd’hui pour la culture du blé tendre ?

10 juin 2024

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Le blé tendre que l’on appelle aussi “froment” est actuellement le blé le plus cultivé en France et dans le monde. Avec la guerre en Ukraine qui perdure depuis février 2022, les mauvaises conditions climatiques de fin 2023 (fortes précipitations) et la sécheresse actuelle en Russie, son prix a eu plutôt tendance à monter ces derniers mois. Dans ce contexte plutôt inquiétant, à quels types de solutions recourir tout en étant respectueux de l’environnement ? Voici quelques éléments de réponse !

L’agriculture de précision

L’époque durant laquelle on utilisant les ressources à disposition sans s’attarder sur les détails est désormais révolue. De nos jours, on a davantage recours à l’agriculture de précision. Avec celle-ci, les agricultures font notamment l’usage de capteurs, de systèmes GPS et même de drones afin de cartographier les champs. On a ainsi une idée très précise des conditions de chaque parcelle, ce qui laisse la possibilité d’effectuer un traitement différencié.

Par conséquent, certaines techniques néfastes contre l’environnement comme le lessivage d’azote excédentaire sont utilisées avec beaucoup plus de parcimonie. D’autre part, on emploie des protections fongicides de haute précision pour de meilleurs rendements à l’instar de celles proposées par BASF France. Au passage, vous trouverez sur leur site l’évolution quotidienne du cours du blé tendre.

La rotation des cultures

On s’est rendu compte ces dernières années qu’en ne produisant que des monocultures, cela augmentait les risques de maladies et l’invasion de ravageurs. D’autre part, si on veut conserver un sol sain et fertile, il vaut mieux privilégier la rotation des cultures. Pour ce qui est du blé tendre, il est par exemple possible d’alterner avec des légumineuses. Celles-ci contribueront en effet à enrichir le sol en azote de façon 100% naturelle.

 Reste à voir maintenant si d’un point de vue économique, la rotation des cultures est vraiment viable sur la durée.

L’agriculture biologique

Sur le papier, l’agriculture biologique apparaît comme une très bonne idée puisqu’on n’utilise ni engrais chimique ni pesticide. Elle est donc plus respectueuse de l’environnement, mais aussi de la santé humaine. Car même si on fait très attention aujourd’hui avec les doses de pesticides que l’on vaporise sur les plantes, on en ingère au final une certaine dose.

Toutefois, les rendements de l’agriculture biologique sont tout de même bien plus faibles en moyenne. On parle d’une diminution de l’ordre de 20% à 30%, ce qui est conséquent si on devait généraliser la pratique dans le monde entier. Et c’est encore plus criant avec le blé tendre puisque le rendement moyen est inférieur de 40% pour la France. Ainsi à l’heure actuelle, on peut encourager le bio sans toutefois exiger une généralisation sur tout le territoire si on souhaite nourrir tout le monde de façon décente.

L’irrigation efficiente

Vous avez certainement déjà entendu parler des projets de mégabassines qui ont été très médiatisés ces derniers mois. Si ceux-ci peuvent sembler rationnels sur le papier, ils posent certains problèmes environnementaux insolubles. D’où l’importance d’économiser l’eau en optimisant l’irrigation du mieux que l’on peut. On tend pour cela à utiliser des technologies de surveillance de l’humidité du sol afin de n’arroser que lorsque c’est réellement nécessaire.

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