Faut-il s’attendre à un krach boursier en 2021 ?

19 novembre 2021

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La crise du Covid-19 a également engendré une crise économique marquée, en particulier durant la période de février-mars 2020. Le CAC 40 en France a baissé de près de 40 % sur la période, comme l’intégralité des marchés boursiers mondiaux. Paradoxalement, aujourd’hui, les indices boursiers plafonnent à des niveaux supérieurs à l’avant-Covid, et certains battent même leurs propres records.

Cela est dû à plusieurs facteurs ; d’une part des politiques de reprise favorables mises en œuvre par les banques centrales et des plans de relances de milliards d’euros, et de l’autre, un élan d’optimisme global. Mais il semble que cette vague d’optimisme commence déjà à s’estomper, alors combien de temps ce marché haussier est-il encore susceptible de durer ? De nombreux experts boursiers prédisent déjà un krach boursier 2021. Quels sont les facteurs de risque et comment sauver ses actifs ?

Un krach boursier : qu’est-ce que c’est ?

Un krach est une baisse considérable du cours de plusieurs actions cotées (en général plus de 20 %) en seulement quelques semaines. Le krach boursier entraîne dans son sillage les valeurs immobilières et mobilières. Un krach est différent d’une « correction boursière », qui peut s’étendre sur une période plus longue et reste en général inférieure à 10 %.

 

Dans l’histoire des marchés boursiers, contrairement à ce que l’on peut penser, les krachs ont pourtant été peu nombreux : octobre-novembre 1929, le lundi noir de 1987, la bulle internet en 2000, la crise des subprimes en 2008, et bien sûr, le krach lié au Coronavirus en mars 2020.

Quels sont les facteurs déclencheurs d’un krach boursier ?

Aux origines d’un krach boursier se trouve généralement une bulle spéculative. Un bulle spéculative se produit lorsque des actions atteignent des taux qui ne correspondent pas à leur valeur réelle ou aux standards du marché. Une bulle spéculative entraîne alors une crise de confiance de la part des investisseurs qui souhaitent se défaire d’actions qui semblent surévaluées. La panique pousse les investisseurs à vendre, et donne lieu à une baisse brutale du cours d’une action, d’un secteur ou d’une catégorie d’actifs, et c’est le krach !

Le « coronakrach », ou krach boursier lié au coronavirus est un peu différent des krachs précédents puisqu’il s’est produit à la suite d’un événement tout à fait improbable ; le coronavirus : un « cygne noir » comme les experts le qualifient. Dans le cas du Covid-19, c’est le ralentissement brutal et imprévisible de l’activité économique qui a causé le krach.

Pourquoi y-a-t-il un risque de krach boursier en 2021 ?

Suite au krach du coronavirus, la reprise a été très inégale. Des secteurs sont encore très touchés par la crise (restauration, événementiel, aérien, etc.), des matières premières sont encore en pénurie (puces de semi-conducteurs pour les voitures électriques, charbon en Chine, etc.).

Cette reprise inégale a également donné lieu à un certain nombre de politiques publiques de redressement de la part des banques centrales et à l’investissement de milliards de dollars dans l’économie pour pallier la crise. Cette injection artificielle de fonds dans l’économie peut entraîner un éclatement de la bulle spéculative, et donc créer un terrain favorable à un nouveau krach boursier.

Simple correction boursière ou véritable krach économique ?

Toutes les mesures mises en place pour pallier la crise sanitaire devront un jour s’estomper. Certes, l’économie a connu un véritable rebond, mais maintenant que le plus gros de la crise du Covid-19 semble passé, la croissance semble déjà ralentir, comme en Chine par exemple. La ralentissement de la croissance chinoise a déjà des impacts sur le CAC 40, notamment sur les valeurs du luxe.

La bourse est une succession de cycles économiques et il est toujours difficile de prévoir un krach. Néanmoins, certains des plus grands analystes financiers, comme Nouriel Roubini, qui avait prédit la crise des subprimes en 2008, semblent inquiets quant à la santé des marchés financiers. Si un krach ne peut pas être prédit avec certitude, une correction boursière de l’ordre de 10-12 % est déjà attendue. Pour minimiser les impacts d’une correction boursière de grande ampleur, il est important d’investir en bourse en diversifiant son portefeuille d’actifs, que ce soit en termes de secteurs et de catégories d’actifs.

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